L’ENFER TEMPÉRÉ PAR LE NÉANT..

 

 

 

 

 

LES HOMMES SONT À LA FOIS LIBRES ET NOUÉS, PLUS LIBRES QU’ILS NE LE SOUHAITENT, PLUS NOUÉS QU’ILS NE LE DISCERNENT, LA FOULE DES MORTELS SE COMPOSANT DE SOMNAMBULES ET L’ORDRE N’AYANT JAMAIS INTÉRÊT À CE QU’ILS SORTENT DU SOMMEIL, PARCE QU’ILS SE RENDRAIENT INGOUVERNABLES.

L’ORDRE N’EST PAS L’AMI DES HOMMES, IL SE BORNE À LES RÉGENTER, RAREMENT À LES POLICER, PLUS RAREMENT ENCORE À LES HUMANISER.

 

L’ORDRE N’ÉTANT PAS INFAILLIBLE, C’EST À LA GUERRE QU’IL APPARTIENT UN JOUR DE RÉPARER SES FAUTES, ET L’ORDRE LES MULTIPLIANT DE PLUS EN PLUS NOUS ALLONS À LA GUERRE, LA GUERRE ET L’AVENIR SEMBLENT INSÉPARABLES.

TELLE EST L’UNIQUE CERTITUDE LA MORT EST, EN UN MOT, LE SENS DE TOUTE CHOSE ET L’HOMME EST UNE CHOSE EN FACE DE LA MORT, LE PEUPLES LE SERONT PAREILLEMENT, L’HISTOIRE EST UNE PASSION ET SES VICTIMES LÉGION, LE MONDE, QUE NOUS HABITONS, EST L’ENFER TEMPÉRÉ PAR LE NÉANT, OÙ L’HOMME REFUSANT DE SE CONNAÎTRE, PRÉFÈRE S’IMMOLER, S’IMMOLER COMME LES ESPÈCES ANIMALES TROP NOMBREUSES, S’IMMOLER COMME LES ESSAIMS DE SAUTERELLES ET COMME LES ARMÉES DE RATS, EN S’IMAGINANT QU’IL ESTPLUS SUBLIME DE PÉRIR, DE PÉRIR INNOMBRABLE QUE DE LE REPENSER ENFIN, LE MONDE QU’IL HABITE.

 

 

 

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